Une image, une histoire

À l’époque où les ordinateurs n’étaient pas encore constitués de microprocesseurs et demeuraient généralement volumineux, coûteux, cantonnés dans les grandes entreprises, les universités ou les agences gouvernementales, nos heureux conférenciers sillonnaient les salles de France — et parfois bien plus loin — avec leurs boîtes de diapositives.

À la recherche de financement pour les Expéditions Polaires Françaises (E.P.F), Paul-Émile Victor se déplaçait en France dans des villes de toutes tailles, aussi bien pour des associations ou des écoles et enchainait les conférences.

En guise de PowerPoint, les diapositives faisaient tout aussi bien l’affaire. Certes, les transitions étaient relativement simples. Les fondus enchainements ne sont arrivés que tardivement dans l’art de la présentation.

D’abord dessiné sur une feuille cartonnée, les couleurs étaient ensuite posées à la peinture. La diapositive était ensuite réalisée et numérotée au crayon. Une seule diapositive pouvait servir pour plusieurs présentations. Il y avait alors plusieurs numérotations avec des codes de couleurs.

C’était aussi pour PEV, une manière de présenter inlassablement les mondes polaires au grand public et le rôle des E.P.F, au nom de la France, dans le concert naissant d’après-guerre des grandes puissances pré-positionnées dans les régions polaires.

C’est par exemple la conférence donnée le 8 novembre 1958 à Paris, salle Pleyel.

À écouter ici la présentation de la conférence par Paul-Émile Victor lui-même.

Présentation par Pierre Ichac de la conférence de Paul-Émile Victor à la salle Pleyel.

Paul-Émile Victor est interviewé ; il présente le thème de la conférence, à savoir l’histoire ancienne et actuelle de l’exploration et précise que lors de cette conférence seront diffusés le film de Scott tourné en 1911 ainsi que des photographies plus anciennes puis plus récentes. Enfin il évoque ses projets futurs.